COP22: le Maroc lance l’initiative « AAA » pour répondre aux attentes

La 22ème Conférence des Parties se tient à Marrakech au Maroc du 7 au 18 novembre 2016. Cette rencontre se veut être celle qui va concrétiser les engagements de la COP21 tenue à Paris en décembre 2015. En prélude à la COP22, le Maroc lance une initiative dédiée à l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (« AAA »). Ce sera des échanges de haut niveau qui vont se tenir à Marrakech les 29 et 30 septembre 2016.

logo-cop22Former autour de l’initiative « AAA », une coalition de représentants de gouvernements, d’institutions internationales et de personnalités de premier plan. Etoffer l’initiative « AAA » en proposant des pistes de financement concrètes ainsi que de bonnes pratiques pouvant être étendues à l’ensemble du continent. Préparer les présentations de solutions techniques et bonnes pratiques lors de la COP22. Tels sont les objectifs que vise l’initiative « Adaptation de l’Agriculture Africaine (« AAA ») ». Pendant deux  jours, les 29 et 30 septembre prochains, les représentants de gouvernements, d’institutions multilatérales, de scientifiques, de dirigeants d’entreprises, d’ONG, et les membres de la société civile pour ne citer que ceux-là, vont se rencontrer à Marrakech au Maroc pour réfléchir sur les pistes à emprunter pour que la mise en œuvre des réponses à apporter à l’adaptation de l’agriculture africaine, n’ait pas de plomb dans l’aile.

En décidant d’œuvrer pour la mise en œuvre concrète des engagements de l’Accord de Paris, et de prendre en compte les enjeux spécifiques des pays en développement, surtout ceux de l’Afrique, le Maroc est ainsi déterminé à répondre aux attentes de la COP22. Ce sera une occasion pour  par avoir plus  d’armes pour faire face à la vulnérabilité de l’agriculture africaine. Ce qui est une des priorités de la Banque Africaine de Développement (BAD).

L’initiative « AAA » que le Maroc a prise par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime est en faveur non seulement de l’Afrique mais aussi de toute la planète. Car cette initiative va faire le lien entre les changements climatiques et la sécurité alimentaire. L’importance que revêt cette initiative fait qu’elle a eu le soutien de plus d’une vingtaine de Ministres africains, ainsi que de représentants au plus haut niveau d’organisations multilatérales, notamment la FAO et la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

La Conférence des Parties étant le rendez-vous annuel sur le climat, cette initiative sur l’Adaptation de l’Agriculture Africaine est la bienvenue. Sachant que les variations climatiques donnent des casse-têtes aux producteurs et affectent les rendements, ces échanges de deux jours vont valiser le terrain pour apporter davantage un ouf de soulagement aux producteurs. Et ce sera un grand pas vers des solutions pour la sécurité alimentaire.

Par Patrice SOGLO

Pour la préservation des forêts et des ressources naturelles : un jeune béninois parcourt à pieds les 77 communes du Bénin

Marcheur environnementIl a nom Bahorou Akim Fiacre Brisso, ingénieur agronome de formation, il a décidé de parcourir à pieds les 77 communes du Bénin pour sensibiliser les populations, les autorités à divers niveaux pour la préservation des forêts et des ressources naturelles. Lors de sa marche, il a pris l’initiative de faire signer une pétition à déposer aux députés pour la gestion durable de nos ressources et la création des forets communales dans toutes les communes du Bénin. Cette marche à travers le Bénin a commencé le 6 juin 2016 à Malanville, au nord du Bénin, une ville frontalière au Niger. Cet athlète engagé pour l’environnement a déjà parcouru les communes de Karimama, Kandi, Ségbana, Banikoara, Gogounou, Bembèrèkè, N’dali, Nikki, Kalalé, Parakou, Tchaourou et Savè. La marche va se poursuivre dans les communes du sud. Il parcourt les communes sur fonds propre et reçoit le soutien des autorités et de toutes personnes désireuses d’accompagner l’initiative pour que les ressources naturelles du Bénin se portent mieux.

« La marche de sensibilisation est une initiative personnelle sur fonds personnel », a confié Bahorou Akim Fiacre Brisso. Pour lui, l’objectif principal c’est d’amener les autorités politico-administratives du Bénin à accompagner le suivi et l’entretien des plants après les reboisements ou lors des journées de l’arbre. Il veut aussi saisir l’occasion pour réveiller la conscience des populations sur la déforestation et ses conséquences et militer pour la création des forêts communales dans chaque commune du Benin. Son souhait est que ces forêts soient sous la responsabilité des maires. Avec le quitus des députés, la création de ces forêts pourrait être une réalité surtout que le déboisement est devenu monnaie courante. « A chaque étape de ma marche, je m’arrête dans chaque commune pour planter 5 plants symboliques avec les autorités dans l’enceinte des mairies ou arrondissement pour attirer leur attention sur la protection et le suivi des plants d’arbres. La lettre de pétition qu’il fait signer à chaque étape sera remise au Président de l’Assemblée Nationale et au Président de la République du Bénin. Ce sera un signal fort pour rester dans la dynamique de ce que l’actuel gouvernement fait pour la préservation des ressources naturelles.

L’initiative de ce jeune béninois est à accompagner pour l’importance de préserver les ressources naturelles dans toutes les communes du Bénin.

Par Patrice SOGLO

Criminalité faunique: un trafiquant de tortues marines interpelé à Porto-Novo

Tortues PN IMG-20160616-WA0050Il a été pris fragrant délit le jeudi 16 juin 2016 dans la ville de Porto-Novo. Il détenait sur lui huit (8) carapaces de tortues marines olivâtres. L’opération a eu lieu grâce à la vigilance des éléments du Commissariat Central de Porto-Novo avec la collaboration du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin). Malgré les nombreuses sensibilisations dans les zones côtières et environs pour la protection des tortues marines, il y a de vils individus qui sont toujours aux trousses de ces espèces intégralement protégées. Le cas présent confirme que des pêcheurs résidents autour du lac Nokoué, (Ganvié, Sô-Ava et Aguégués, voire Porto-Novo), continuent de venir massacrer des tortues sur le littoral du Bénin et se livrent par la suite à la vente de leurs carapaces. Le dernier en date provient des Aguégués. Or, les tortues marines bénéficient de la protection de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Qu’il vous souvienne qu’il a été célébré le 5 juin dernier, la journée mondiale de l’environnement avec « zéro tolérance contre le commerce illégal de la vie sauvage ». On peut sans risque de se tromper affirmer que ce trafiquant va subir les rigueurs de la loi en vigueur au Bénin.

Il faut rappeler que les tortues sont utilisées comme nourriture (viande). Les carapaces servent de souvenirs pour les touristes. Les nids sont également pillés et les œufs sont vendus. Ce sont les pêcheurs qui commercialisent les tortues. Ces derniers les attrapent dans leur filet et déclarent qu’elles le détruisent. Raison qu’ils avancent pour tuer les tortues marines, et garder les carapaces. C’est encore le moment de repréciser que les tortues marines sont intégralement protégées et les crimes contre ces espèces sont punis.

Sans la disponibilité des éléments du Commissariat Central de Porto-Novo, ce trafiquant n’aurait pas été appréhendé. C’est le lieu d’’encourager ces hommes qui ne marchandent pas leur disponibilité parlant de la lutte contre la criminalité faunique.

Lutte contre la criminalité faunique : un trafiquant d’ivoire arrêté avec 6 défenses d’éléphants à Cotonou

Ivoire éléphants cocotnou« L’heure est grave. Des éléphants sont massacrés pour leurs défenses… », s’indigne Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, dans son message dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement célébrée ce dimanche 5 juin et qui a pour thème « Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage ». Cette gravité plane aussi sur les éléphants des parcs du Bénin.

Le Samedi 4 juin 2016, à la veille de la célébration de cette journée mondiale de l’environnement, un trafiquant est mis aux arrêts en possession de six pointes d’ivoire. Avec ces six défenses qu’ils s’apprêtaient à vendre à 6 millions CFA environ, c’est trois éléphants qui sont massacrés. Cette arrestation a eu lieu dans un hôtel à Saint Michel, au cœur de la ville de Cotonou. C’est l’œuvre de la Police Judiciaire avec la collaboration du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin). C’est un fragrant délit qui expose les trafiquants à des peines d’emprisonnement au regard de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. L’article 153 de cette loi informe qu’est puni d’une amande de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. Cette même loi en son article 154 stipule qu’est puni d’une amande de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Ce criminel faunique sera remis aux mains de la justice qui décidera de son sort. Et vu que la Journée Mondiale de l’environnement de cette année est célébrée sous le thème « Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage », la justice saura jouer sa partition. Si déjà le Secrétaire Général de l’ONU, « exhorte les populations et les gouvernements des quatre coins du monde à vaincre l’indifférence, à lutter contre la cupidité et à préserver notre patrimoine naturel pour les générations présentes et futures », il urge de sanctionner sévèrement ceux qui massacrent les animaux pour la protection des espèces fauniques.

Par Patrice SOGLO

 

 

 

 

Criminalité faunique : le tribunal de Cotonou s’engage fermement dans la lutte

Trois trafiquants d’écailles de Pangolins géants ont été arrêtés à Cotonou le mercredi 11 mai 2016. Le président de la première chambre correctionnelle de fragrant délit du tribunal de 1ère instance de Cotonou a rendu son verdict le lundi 30 mai 2016.

Photos Pangolin JusticeL’auteur principal de nationalité guinéenne a écopé de 12 mois d’emprisonnement ferme. Ces deux complices, un guinéen et un béninois ont été condamnés à 24 mois avec sursis. S’ajoute à ces peines une amende de 200.000F Cfa pour chacun d’eux et solidairement à un franc symbolique. Selon cette décision, l’auteur principal va séjourner en prison durant les douze prochains mois et ses complices sont en liberté mais ne doivent commettre aucun forfait pendant les 24 mois à venir.

Qu’il vous souvienne que ces trafiquants ont été arrêtés avec 70 kilogrammes d’écailles de Pangolins géants, du nom scientifique Manis gigantea, une espèce intégralement protégée. Il faut rappeler que cette arrestation a été possible grâce à l’intervention de à la police judiciaire avec le concours du programme ‘’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore’’ (AALF-Bénin). Et selon l’article 154 de la loi portant régime de la faune en République du Bénin, l’infraction qu’ils ont commise est punie d’une amende de 300.000 à 800.000 F et d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. On ne le dira jamais assez, la lutte contre la criminalité faunique est d’une importance capitale pour la protection de la faune et de la biodiversité en générale.

Cette décision vient encore confirmer l’engagement de la justice dans la lutte contre la criminalité faunique qui serait une source de financement de certains réseaux de terroristes fragilisant ainsi la sécurité des pays de la sous-région mais aussi conduira à court terme sans cette lutte conjointe de tous les acteurs, à la disparition des derniers refuges fauniques de notre pays.

Par P.S.