Pour la préservation des forêts et des ressources naturelles : un jeune béninois parcourt à pieds les 77 communes du Bénin

Marcheur environnementIl a nom Bahorou Akim Fiacre Brisso, ingénieur agronome de formation, il a décidé de parcourir à pieds les 77 communes du Bénin pour sensibiliser les populations, les autorités à divers niveaux pour la préservation des forêts et des ressources naturelles. Lors de sa marche, il a pris l’initiative de faire signer une pétition à déposer aux députés pour la gestion durable de nos ressources et la création des forets communales dans toutes les communes du Bénin. Cette marche à travers le Bénin a commencé le 6 juin 2016 à Malanville, au nord du Bénin, une ville frontalière au Niger. Cet athlète engagé pour l’environnement a déjà parcouru les communes de Karimama, Kandi, Ségbana, Banikoara, Gogounou, Bembèrèkè, N’dali, Nikki, Kalalé, Parakou, Tchaourou et Savè. La marche va se poursuivre dans les communes du sud. Il parcourt les communes sur fonds propre et reçoit le soutien des autorités et de toutes personnes désireuses d’accompagner l’initiative pour que les ressources naturelles du Bénin se portent mieux.

« La marche de sensibilisation est une initiative personnelle sur fonds personnel », a confié Bahorou Akim Fiacre Brisso. Pour lui, l’objectif principal c’est d’amener les autorités politico-administratives du Bénin à accompagner le suivi et l’entretien des plants après les reboisements ou lors des journées de l’arbre. Il veut aussi saisir l’occasion pour réveiller la conscience des populations sur la déforestation et ses conséquences et militer pour la création des forêts communales dans chaque commune du Benin. Son souhait est que ces forêts soient sous la responsabilité des maires. Avec le quitus des députés, la création de ces forêts pourrait être une réalité surtout que le déboisement est devenu monnaie courante. « A chaque étape de ma marche, je m’arrête dans chaque commune pour planter 5 plants symboliques avec les autorités dans l’enceinte des mairies ou arrondissement pour attirer leur attention sur la protection et le suivi des plants d’arbres. La lettre de pétition qu’il fait signer à chaque étape sera remise au Président de l’Assemblée Nationale et au Président de la République du Bénin. Ce sera un signal fort pour rester dans la dynamique de ce que l’actuel gouvernement fait pour la préservation des ressources naturelles.

L’initiative de ce jeune béninois est à accompagner pour l’importance de préserver les ressources naturelles dans toutes les communes du Bénin.

Par Patrice SOGLO

Criminalité faunique: un trafiquant de tortues marines interpelé à Porto-Novo

Tortues PN IMG-20160616-WA0050Il a été pris fragrant délit le jeudi 16 juin 2016 dans la ville de Porto-Novo. Il détenait sur lui huit (8) carapaces de tortues marines olivâtres. L’opération a eu lieu grâce à la vigilance des éléments du Commissariat Central de Porto-Novo avec la collaboration du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin). Malgré les nombreuses sensibilisations dans les zones côtières et environs pour la protection des tortues marines, il y a de vils individus qui sont toujours aux trousses de ces espèces intégralement protégées. Le cas présent confirme que des pêcheurs résidents autour du lac Nokoué, (Ganvié, Sô-Ava et Aguégués, voire Porto-Novo), continuent de venir massacrer des tortues sur le littoral du Bénin et se livrent par la suite à la vente de leurs carapaces. Le dernier en date provient des Aguégués. Or, les tortues marines bénéficient de la protection de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Qu’il vous souvienne qu’il a été célébré le 5 juin dernier, la journée mondiale de l’environnement avec « zéro tolérance contre le commerce illégal de la vie sauvage ». On peut sans risque de se tromper affirmer que ce trafiquant va subir les rigueurs de la loi en vigueur au Bénin.

Il faut rappeler que les tortues sont utilisées comme nourriture (viande). Les carapaces servent de souvenirs pour les touristes. Les nids sont également pillés et les œufs sont vendus. Ce sont les pêcheurs qui commercialisent les tortues. Ces derniers les attrapent dans leur filet et déclarent qu’elles le détruisent. Raison qu’ils avancent pour tuer les tortues marines, et garder les carapaces. C’est encore le moment de repréciser que les tortues marines sont intégralement protégées et les crimes contre ces espèces sont punis.

Sans la disponibilité des éléments du Commissariat Central de Porto-Novo, ce trafiquant n’aurait pas été appréhendé. C’est le lieu d’’encourager ces hommes qui ne marchandent pas leur disponibilité parlant de la lutte contre la criminalité faunique.

Lutte contre la criminalité faunique : un trafiquant d’ivoire arrêté avec 6 défenses d’éléphants à Cotonou

Ivoire éléphants cocotnou« L’heure est grave. Des éléphants sont massacrés pour leurs défenses… », s’indigne Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, dans son message dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement célébrée ce dimanche 5 juin et qui a pour thème « Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage ». Cette gravité plane aussi sur les éléphants des parcs du Bénin.

Le Samedi 4 juin 2016, à la veille de la célébration de cette journée mondiale de l’environnement, un trafiquant est mis aux arrêts en possession de six pointes d’ivoire. Avec ces six défenses qu’ils s’apprêtaient à vendre à 6 millions CFA environ, c’est trois éléphants qui sont massacrés. Cette arrestation a eu lieu dans un hôtel à Saint Michel, au cœur de la ville de Cotonou. C’est l’œuvre de la Police Judiciaire avec la collaboration du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin). C’est un fragrant délit qui expose les trafiquants à des peines d’emprisonnement au regard de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. L’article 153 de cette loi informe qu’est puni d’une amande de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. Cette même loi en son article 154 stipule qu’est puni d’une amande de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Ce criminel faunique sera remis aux mains de la justice qui décidera de son sort. Et vu que la Journée Mondiale de l’environnement de cette année est célébrée sous le thème « Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage », la justice saura jouer sa partition. Si déjà le Secrétaire Général de l’ONU, « exhorte les populations et les gouvernements des quatre coins du monde à vaincre l’indifférence, à lutter contre la cupidité et à préserver notre patrimoine naturel pour les générations présentes et futures », il urge de sanctionner sévèrement ceux qui massacrent les animaux pour la protection des espèces fauniques.

Par Patrice SOGLO

 

 

 

 

Criminalité faunique : le tribunal de Cotonou s’engage fermement dans la lutte

Trois trafiquants d’écailles de Pangolins géants ont été arrêtés à Cotonou le mercredi 11 mai 2016. Le président de la première chambre correctionnelle de fragrant délit du tribunal de 1ère instance de Cotonou a rendu son verdict le lundi 30 mai 2016.

Photos Pangolin JusticeL’auteur principal de nationalité guinéenne a écopé de 12 mois d’emprisonnement ferme. Ces deux complices, un guinéen et un béninois ont été condamnés à 24 mois avec sursis. S’ajoute à ces peines une amende de 200.000F Cfa pour chacun d’eux et solidairement à un franc symbolique. Selon cette décision, l’auteur principal va séjourner en prison durant les douze prochains mois et ses complices sont en liberté mais ne doivent commettre aucun forfait pendant les 24 mois à venir.

Qu’il vous souvienne que ces trafiquants ont été arrêtés avec 70 kilogrammes d’écailles de Pangolins géants, du nom scientifique Manis gigantea, une espèce intégralement protégée. Il faut rappeler que cette arrestation a été possible grâce à l’intervention de à la police judiciaire avec le concours du programme ‘’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore’’ (AALF-Bénin). Et selon l’article 154 de la loi portant régime de la faune en République du Bénin, l’infraction qu’ils ont commise est punie d’une amende de 300.000 à 800.000 F et d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. On ne le dira jamais assez, la lutte contre la criminalité faunique est d’une importance capitale pour la protection de la faune et de la biodiversité en générale.

Cette décision vient encore confirmer l’engagement de la justice dans la lutte contre la criminalité faunique qui serait une source de financement de certains réseaux de terroristes fragilisant ainsi la sécurité des pays de la sous-région mais aussi conduira à court terme sans cette lutte conjointe de tous les acteurs, à la disparition des derniers refuges fauniques de notre pays.

Par P.S.

Environnement / Signature de convention de prêt entre Sgb et l’Afd : 3 millions d’euros pour soutenir les investissements « verts »

L’Agence française de développement et la Société générale Bénin ont procédé le jeudi 26 mai 2016 à Cotonou à la signature d’une convention de prêt de trois millions d’euros pour le soutien des investissements « verts ». Avec ce montant, la Société générale Bénin va accompagner les initiatives pour la mise en place d’énergie propre.

Foto convention« Malgré d’importants progrès technologiques et une prise de conscience internationale croissante, le modèle de développement actuel n’est pas sans conséquences pour l’environnement. La forte croissance démographique, l’explosion de la demande des matières premières, la dégradation des écosystèmes… sont autant de sources de tensions », a dit Mme Catherine Bonnaud, Directrice de l’Agence française de développement (Afd) au Bénin, lors de la signature de convention de prêt. Selon ses propos, ces évènements engendrent des difficultés et entraînent des coûts de plus en plus importants pour traiter ces effets négatifs. « Je pense, par exemple aux mesures d’adaptation au changement climatique, au traitement des eaux usées, des déchets », a-t-elle poursuivi. Face à cette situation a-t-elle fait remarquer, la communauté internationale converge progressivement vers un modèle de développement à empreinte écologique allégée pour atteindre les objectifs de développement durable. La France, étant dans ce domaine, s’engage à concilier climat et développement. L’Afd développe une stratégie de mobilisation des banques et les entreprises pour une croissance verte. C’est fort de cela que l’agence qu’elle dirige a décidé de passer à l’acte à travers la signature de cette convention pour accompagner les investissements pour des énergies renouvelables. Montrant que la banque qu’il dirige est en phase avec l’appui de l’Afd, Laurent Mortreuil, Directeur général de la société générale Bénin a confié que sa structure a inscrit dans ses priorités la finance verte et c’est à ce titre que la Sgb a choisi comme axe le financement de ce projet participant au développement durable.

Cette signature de convention permet la mise en place d’une ligne de crédit Sunref (Sustainable use of natural resources and energy finance) qui est le label finance verte de l’Afd.

Selon un communiqué de la Sgb, l’écart croissant entre la demande énergétique, la capacité d’approvisionnement et le faible niveau d’investissement dans le secteur provoquent dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest une crise énergétique qui entrave son développement économique et social. La signature de cette convention est un signal fort pour soulager le Bénin en matière d’énergie renouvelable.

Un événement en deux

Cette signature de convention a été couplée avec une autre entre la Sgb et Proparco. Pour Laurent Farge, représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest Proparco, « nous sommes fiers de renforcer encore plus nos liens avec le groupe Sg, à travers la signature d’un nouveau prêt octroyé à sa filiale béninoise, la Sgb. Ce prêt, d’un montant de 15 M€ prêtés sur 5 années, doit permettre à la Sgb de renforcer ses ressources à long terme et de soutenir le développement de son activité au bénéfice du secteur productif béninois ». Dans ses propos, M. Farge a confié que pour la quatrième année consécutive, Proparco consolide son activité autour d’un milliard d’euros (1,054 Mds EUR) de financements autorisés en faveur d’entreprises et d’institutions financières actives dans des pays en développement ou émergents. Ces sociétés interviennent, en tant que financeurs, opérateurs ou apporteurs de solutions techniques, sur des activités essentielles au développement à savoir la production d’énergies, majoritairement renouvelables, l’agriculture et les activités agro-industrielles, le transport de biens et de personnes, l’hôtellerie d’affaires, les services financiers, d’éducation ou de soins, pour ne citer que ces secteurs. Ces deux conventions signées simultanément dans les locaux de la Sgb à Cotonou permettent à cette société d’accompagner les acteurs dans les domaines ciblés.

Par Patrice SOGLO