Protection de l’environnement : un concours de dessin pour promouvoir l’assainissement

dessin-wilfriedLes écoliers et élèves de la commune de Comé dans le département du Mono, peuvent à partir d’un concours de dessin assainir leur cadre de vie. Akotangni Wilfried, artiste plasticien, promoteur du concours a fait le lancement le jeudi 24 Novembre 2016 dans l’enceinte du centre Carrefour Jeunesse à Comé. Justifiant l’importance du dessin, le promoteur a fait savoir que « Dieu a créé l’univers et il a mis deux choses fondamentales que sont les formes et les couleurs. Sans les formes et couleurs, nous humains nous n’aurons aucun goût ». A l’en croire, à partir des formes, on conçoit divers objets. Dans la couture et la menuiserie, les formes sont énormément utilisées suivant le goût. C’est pour permettre aux écoliers et collégiens du 1er cycle qui ont du goût pour le dessin de participer à l’assainissement de leur cadre de vie, que cette compétition est lancée. C’est pour cela que le concours intitulé « paroles des couleurs », 1ère édition a pour thème « la protection de l’environnement ». Selon les explications du promoteur, le concours vise à accompagner les enfants à devenir protecteur de l’environnement. Le participant peut dessiner son école avec le dispositif d’assainissement. Montrer par exemple qu’il faut vivre dans un milieu propre en mettant toujours les ordures dans les poubelles. Pour lui, ce comportement, l’enfant peut le partager avec d’autres et montrer qu’il est utile d’assainir son cadre de vie. Après avoir œuvré pour l’assainissement de l’école, d’autres lieux peuvent aussi bénéficier du bon geste pour la protection de l’environnement. M. Atotangni, n’a pas manqué de préciser que le dessin participe au développement intellectuel de l’enfant. Il a aussi témoigné qu’il doit son expérience en arts plastiques à Gbogbé Parfait son formateur.

Le concours est lancé le 24 Novembre et les participants ont jusqu’au 20 décembre 2016 pour déposer leurs productions. La finale est prévue pour le samedi 11 février 2017. L’initiative est soutenue par Jeune Chambre Comé Excellence, Kafui studio, et Carrefour jeunesse. Toutes personnes physiques et ou morales désireuses d’accompagner le mouvement peuvent toujours se manifester pour permettre de donner l’occasion aux jeunes d’avoir le goût de la protection de l’environnement.

Par Patrice SOGLO

Rencontre internationale sur le climat : l’initiative AAA porte l’agriculture au premier plan à la COP22

cop22La 22ème conférence des Parties qui s’est déroulée à Marrakech au Maroc a permis de faire un grand pas sur les questions d’adaptation de l’agriculture africaine face aux variations climatiques. Lors de cette rencontre internationale sur le climat, l’Initiative Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA), portée par 27 pays a œuvré pour hisser l’agriculture au premier plan des négociations.

Pendant que le réchauffement climatique avec les variations du climat influence négativement les rendements agricoles, il urge de baliser le terrain pour vraiment redonner espoir aux producteurs, afin de lutter contre l’insécurité alimentaire. A la COP22 qui s’est déroulée du 7 au 18 novembre 2016, l’initiative AAA, a agi entre autres sur deux volets. Il s’agit du volet Négociations, pour mettre l’Adaptation de l’Agriculture Africaine au cœur des enjeux des COP et obtenir une répartition équitable des fonds climat entre adaptation et atténuation. Le volet Solutions, pour promouvoir et favoriser la mise en œuvre de projets concrets et innovants en matière de gestion des sols, de maîtrise de l’eau agricole, de gestion des risques climatiques et de renforcement des capacités et solutions de financement.

La COP22 qui a mobilisé tous les pays du monde, a été l’occasion pour faire connaitre l’initiative. Ce qui a motivé l’aménagement d’un espace d’exposition dédié aux réalités déjà en marche, à travers les projets agricoles soutenus par l’initiative AAA. Dans cet espace, les visiteurs ont découvert les enjeux de l’Adaptation de l’Agriculture Africaine et les projets soutenus par l’initiative, via un parcours immersif et pédagogique.

« Il est heureux de noter que l’initiative AAA lancée par Sa Majesté le Roi du Maroc constitue le cadre d’action adéquat. Le transfert de technologie, la recherche agricole et la mise en place des financements nécessaires constituent des actions que nous avons collectivement l’obligation d’engager dès maintenant ». A confié Patrice Talon, Président de la République du Bénin, lors de son adresse à ses pairs à la COP22. M. Talon a ajouté que « le Bénin se propose de promouvoir et d’abriter un centre international de recherche pour répondre concrètement aux effets néfastes des changements climatiques sur l’agriculture en Afrique en lien avec l’Institut International pour l’Agriculture Tropicale ». C’est l’annonce d’un signal fort pour un meilleur avenir de l’initiative.

Cette initiative faut-il le préciser, peut compter pour son déploiement, sur la grande dynamique que connaît la coopération sud-sud aujourd’hui et le rapprochement entre Etats africains, dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI a fait une priorité. Il déclare à propos de la COP22 : « l’Afrique, si longtemps négligée, est devenue incontournable. L’ère où elle n’était qu’un objet dans les relations internationales est révolue ».

Par Patrice SOGLO

Lutte contre la criminalité faunique : la police met aux arrêts deux présumés trafiquants d’ivoire à Porga

img-20161111-wa0025Le ballet des arrestations des trafiquants d’ivoire se poursuit. Après trois interpellations en Octobre, le mois de Novembre vient de commencer avec ses épisodes d’arrestations. La toute première opération a eu lieu le vendredi 11 Novembre 2016 dans la partie septentrionale du Bénin, précisément à Porga vers la frontière Bénino-Burkinabé.

C’est une opération pilotée par les éléments du commissariat de Natitingou, avec à sa tête le commissaire. Cette descente a permis de mettre la main sur ces deux présumés trafiquants avec 13,5 kg d’ivoire. C’est deux grosses pointes que ces individus s’apprêtaient à commercialiser quand la police a fait irruption sur les lieux. Avec cette paire de défenses, c’est un beau spécimen d’éléphant qui a été abattu pour alimenter ces réseaux qui ont choisi d’exterminer les ressources utiles pour notre développement. Bien que le commerce de l’ivoire soit interdit et puni par la loi en vigueur au Bénin, et que le gouvernement quadrille le terrain pour contrer toutes les actions des braconniers, ceux-ci sans soucis aucun, poursuivent leur sale besogne. Mais le gouvernement avec l’appui technique du programme:  »Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN), est décidé à en découdre avec les trafiquants pour la survie des éléphants des parcs W et Pendjari. C’est d’ailleurs avec le soutien de AALB-BENIN que ces présumés trafiquants sont arrêtés.

La loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, prévoit des amendes et des peines privatives pour ces deux présumés trafiquants qui certainement seront face à la justice dans les jours à venir. Pour rappel, ils risquent de payer une amende entre 100.000 F et 800.000 F et un emprisonnement entre 3 mois et 5 ans. Le gouvernement étant très engagé dans la lutte contre criminalité faunique au Bénin, il urge que la justice accompagne avec rigueur cette volonté pour conscientiser ceux qui n’ont pas encore compris que les éléphants et autres sont des espèces intégralement protégées au Bénin et à l’échelle internationale.

Par P.S.

Prochaine Conférence des Parties : l’agriculture africaine au cœur des enjeux de la COP22

logo-cop22Sur Initiative du Maroc, l’Afrique se bat pour donner une place de choix à l’agriculture sur le continent. La Conférence des Parties étant une rencontre internationale au cours de laquelle des grandes décisions sont prises, le Maroc qui accueille la 22ème Conférence des Parties a lancé l’initiative AAA pour mettre la question de l’adaptation de l’agriculture africaine au cœur des enjeux de la COP22. Les 29 et 30 septembre 2016, la rencontre de cette initiative a eu lieu au Maroc. A partir de cette rencontre, l’initiative AAA pendant la COP22, veut agir sur le volet négociations, pour mettre l’adaptation de l’agriculture africaine au cœur des enjeux de la rencontre afin d’obtenir une répartition équitable des fonds climat entre adaptation et atténuation. Selon le communiqué publié à l’issue de la rencontre, « le triple A » n’occulte pas le volet solution pour promouvoir et favoriser la mise en œuvre de projets concrets et innovants en matière de gestion des sols, de maîtrise de l’eau agricole, de gestion des risques climatiques et de renforcement des capacités et solutions de financement.

Par P.S.

 Communiqué de l’Initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine « Triple A »

Les 29 et 30 septembre 2016, une vingtaine de Ministres africains, des représentants d’institutions internationales et des scientifiques se sont réunis à Marrakech (Maroc) dans le cadre d’une Rencontre internationale de Haut Niveau dans la perspective des prochaines négociations internationales de la COP22. L’objectif de cette rencontre, est de créer une coalition en faveur de l’initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA) aux changements climatiques. Au total, une trentaine de pays sont représentés.  Une initiative pour réduire la vulnérabilité de l’agriculture africaine aux changements climatiques.

Lancée en avril 2016 à l’initiative du Maroc, l’initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA) aux changements climatiques est née du constat que l’Afrique, l’Agriculture et l’Adaptation sont trop peu prises en considération dans les négociations internationales et dans l’allocation des fonds climat. Alors qu’elles sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques, elles sont aussi et surtout de grandes pourvoyeuses de solutions.  L’initiative Triple A propose d’agir sur deux volets :

– Le volet Négociations, pour mettre l’Adaptation de l’Agriculture Africaine au cœur des enjeux des COP et obtenir une répartition équitable des fonds climat entre adaptation et atténuation.

– Le volet Solutions, pour promouvoir et favoriser la mise en œuvre de projets concrets et innovants en matière de gestion des sols, de maîtrise de l’eau agricole, de gestion des risques climatiques et de renforcement des capacités et solutions de financement. Une Rencontre de Haut Niveau pour fédérer l’Afrique autour de l’initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine aux changements climatiques. Une vingtaine de Ministres africains se sont réunis ainsi les 29 et 30 septembre à Marrakech (Maroc), aux côtés de représentants d’institutions internationales de premier plan (FAO, Banque Mondiale, B.A.D., etc) et de scientifiques.

L’objectif de cette rencontre de Haut Niveau est de fédérer l’ensemble des parties prenantes du développement agricole et de la lutte contre les changements climatiques autour de l’initiative AAA. Au total, une trentaine de pays sont représentés. Cette Rencontre doit permettre de partager les solutions et les bonnes pratiques agricoles pouvant être étendues à l’ensemble de l’Afrique. L’initiative AAA adopte une approche projets représentant des pistes concrètes de financement.

Cette rencontre constituera aussi le point de départ de la campagne «#WeAAAre », qui aura vocation à sensibiliser le grand public et à mobiliser la communauté internationale en faveur de l’initiative AAA, à l’approche de la COP22 qui se tiendra du 7 au 18 novembre prochains à Marrakech.

L’initiative peut compter, pour son déploiement, sur la grande dynamique que connaît la coopération sud-sud aujourd’hui et le rapprochement entre Etats africains dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI fait une priorité.

Le Triple A veut se mettre au service des intérêts du continent africain afin que ce dernier devienne un acteur-clé dans les questions liées au climat.

Pour la préservation des forêts et des ressources naturelles : un jeune béninois parcourt à pieds les 77 communes du Bénin

Marcheur environnementIl a nom Bahorou Akim Fiacre Brisso, ingénieur agronome de formation, il a décidé de parcourir à pieds les 77 communes du Bénin pour sensibiliser les populations, les autorités à divers niveaux pour la préservation des forêts et des ressources naturelles. Lors de sa marche, il a pris l’initiative de faire signer une pétition à déposer aux députés pour la gestion durable de nos ressources et la création des forets communales dans toutes les communes du Bénin. Cette marche à travers le Bénin a commencé le 6 juin 2016 à Malanville, au nord du Bénin, une ville frontalière au Niger. Cet athlète engagé pour l’environnement a déjà parcouru les communes de Karimama, Kandi, Ségbana, Banikoara, Gogounou, Bembèrèkè, N’dali, Nikki, Kalalé, Parakou, Tchaourou et Savè. La marche va se poursuivre dans les communes du sud. Il parcourt les communes sur fonds propre et reçoit le soutien des autorités et de toutes personnes désireuses d’accompagner l’initiative pour que les ressources naturelles du Bénin se portent mieux.

« La marche de sensibilisation est une initiative personnelle sur fonds personnel », a confié Bahorou Akim Fiacre Brisso. Pour lui, l’objectif principal c’est d’amener les autorités politico-administratives du Bénin à accompagner le suivi et l’entretien des plants après les reboisements ou lors des journées de l’arbre. Il veut aussi saisir l’occasion pour réveiller la conscience des populations sur la déforestation et ses conséquences et militer pour la création des forêts communales dans chaque commune du Benin. Son souhait est que ces forêts soient sous la responsabilité des maires. Avec le quitus des députés, la création de ces forêts pourrait être une réalité surtout que le déboisement est devenu monnaie courante. « A chaque étape de ma marche, je m’arrête dans chaque commune pour planter 5 plants symboliques avec les autorités dans l’enceinte des mairies ou arrondissement pour attirer leur attention sur la protection et le suivi des plants d’arbres. La lettre de pétition qu’il fait signer à chaque étape sera remise au Président de l’Assemblée Nationale et au Président de la République du Bénin. Ce sera un signal fort pour rester dans la dynamique de ce que l’actuel gouvernement fait pour la préservation des ressources naturelles.

L’initiative de ce jeune béninois est à accompagner pour l’importance de préserver les ressources naturelles dans toutes les communes du Bénin.

Par Patrice SOGLO