Lutte régionale contre la criminalité faunique : 218 présumés trafiquants arrêtés en 6 mois dans 9 pays

Les braconniers et trafiquants sont aux trousses du patrimoine faunique dans plusieurs pays d’Afrique. En témoigne le point fait par le réseau Eagle qui montre que 218 présumés trafiquants ont été arrêtés dans la période de janvier à juin 2017 dans neuf pays d’Afrique.

De graves menaces planent sur les espèces menacées d’extinction. Cependant, les acteurs de lutte contre la criminalité faunique veillent au grain et quadrillent le terrain pour barrer la route aux criminels fauniques décidés à vider les parcs de leur substance. Des informations reçues, dix pays dont le Bénin sont ostensiblement en guerre contre la criminalité faunique. Il s’agit du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée, du Togo, du Sénégal, de l’Uganda de Madagascar, de la Côte d’Ivoire et du Bénin. En six mois de lutte, c’est-à-dire de janvier à juin 2017, les arrestations enregistrées dans ces pays ont permis de se rendre compte que deux cent dix-huit (218) présumés trafiquants ont été pris en flagrant délit dans neuf (9) pays. Dans chacun de ces pays, il y a des lois qui protègent le patrimoine faunique en l’occurrence les espèces menacées d’extinction. Malgré ces dispositions juridiques dans chaque pays et à l’international, des individus se donnent maladroitement pour tâche de tuer les animaux sauvages pour alimenter le commerce illicite. Quel drame ! Au regard de ces faits récurrents, il urge d’arrêter la saignée. Des garde-fous juridiques sont disponibles et protègent ces animaux. Au Bénin, c’est la loi n° 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Sur le plan international, on peut citer entre autres la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et la Convention sur la diversité biologique.

Malgré ces lois, des individus continuent de tenter d’abattre les animaux sauvages dans les parcs. Parlant de ces animaux sauvages, on peut citer l’éléphant, le sitatunga, l’antilope royale, le guépard, la panthère, le singe à ventre rouge, le chimpanzé, le pangolin pour ne citer que ces espèces.

S’agissant de la lutte régionale durant le premier semestre de l’année 2017, l’Uganda a arrêté 95 présumés trafiquants, le Gabon a pu barrer la route à 52 présumés trafiquants, le Congo a appréhendé 17 présumés trafiquants, le Cameroun en a pris 15, la Guinée 12, le Bénin 11 pour ne donner que ces pays. Pendant ces six mois, celui de mars a battu le record avec 65 trafiquants arrêtés.  Pour le cas du Bénin, ces trafiquants ont été pris avec de 16 carapaces à Fidjrossè, d’autres avec 14 kg d’ivoire à Parakou et d’autres encore avec de 2 pangolins et un patas à Dassa-Zoumè. Là où le bât blesse est que pour ce dernier cas, les trois trafiquants ont été condamnés à 3 mois d’emprisonnement assorti de sursis, 20.000 F CFA d’amendes chacun, et solidairement au paiement de 50.000 F CFA à titre de dommages-intérêts. Une condamnation loin d’être dissuasive.

Revenant aux arrestations dans les autres pays, les trafiquants ont été pris en fragrant délit de commercialisation avec de l’ivoire, de pangolins et / ou ses écailles, des peaux de panthère, des peaux de lions et bien d’autres espèces intégralement protégées. Quand on sait que le patrimoine faunique est impérativement à préserver, il faut davantage quadriller le terrain pour la sauvegarde des espèces menacées de disparition.

Par Patrice SOGLO              

 

 

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