Retour sur la COP21 : l’agro écologie, une solution pour refroidir la terre

Les agriculteurs de plusieurs pays du monde ont soutenu la thèse selon laquelle la terre peut être refroidie par l’agriculture écologique. Cette théorie a d’ailleurs était au cœur des échanges au Bourget, dans l’Espaces générations climat, lors des travaux de la conférence sur les changements climatiques, la COP21, qui s’est tenu à Paris en décembre 2015.Image Cop 21 Face à des centaines d’agriculteurs venus de plusieurs pays, Zanial Arifin Fuad, agriculteur indonésien, a montré que l’agro écologie est un mode de vie. Pour lui, il s’agit d’une pratique qui se fonde sur la culture locale et qui s’adapte bien au climat. Il a insisté sur le fait que c’est l’agriculture séculaire qui produit de la nourriture saine. Les engrais chimiques, les pesticides et les herbicides n’ont pas leur place dans cette forme d’agriculture. Ces produits chimiques menacent l’environnement et produisent des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Tenant ces propos, il apportait sa part de vérité sur le thème, « refroidir la terre avec l’agro écologie paysanne et la souveraineté alimentaire ». Ces échanges ont eu lieu dans l’une des nombreuses salles de conférences aménagées dans l’espace citoyen du Bourget, en banlieue de Paris, où se tenait la COP21, appelé « Espaces générations Climat ». Ces propos n’ont pu être contestés. D’autres dans la salle ont apporté de l’eau à son moulin, comme Maria, ingénieure agronome de formation et agricultrice au Brésil. Elle a précisé que la production agricole basée sur les intrants chimiques est toxique et rend souvent malades les consommateurs. « Dans le monde, disait-elle, trois millions de personnes sont victimes chaque année d’intoxication à cause des produits chimiques liés à l’agriculture. De ce nombre, deux cent mille passent de vie à trépas. L’agro écologie, elle, est biologique, respecte la biodiversité et donne de bons rendements. » Mahamadou Fayinken, de la Gambie, en a bien témoigné, expliquant que dans son pays, grâce aux méthodes écologiques qu’il utilise, il peut produire au moins sept tonnes à l’hectare de riz et au moins quatre tonnes à l’hectare pour le maïs, pour ne citer que ces cultures.

Adam Payne, l’un des conférenciers présents et agriculteur venu du Royaume-Unis, a quant à lui parlé de la souveraineté alimentaire, affirmant que c’est l’agriculture des petits paysans qui nourrit le monde. Il a confié que cette catégorie de producteurs agricole, apporte de la nourriture à 70% de la population dans le monde avec seulement 30% des terres disponibles. Selon lui, il faut, à partir de la production locale, opter pour la sécurité et la souveraineté alimentaire. Cette production basée sur l’agro écologie diminue de 75% les gaz à effet de serre comparativement aux autres formes d’agriculture dépendante des produits chimiques. Il n’a pas occulté le fait que l’agriculture industrielle contribue également à la déforestation, car en plus des intrants chimiques qu’elle utilise, elle a également besoin d’espace. Des arbres sont ainsi détruits sur des milliers de kilomètres.

Josie Riffaud de la France, modératrice du panel a conclu quant à elle qu’il faut changer le système, mais pas le climat. Car en changeant les manières de faire, l’agriculture peut contribuer de façon significative au refroidissement de la terre.

Par Patrice SOGLO

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s