Protocole de Nagoya et traité international sur les ressources phytogénétiques : Le projet de mise en œuvre lancé pour sécuriser les ressources génétiques

Bioversity International a lancé un projet vendredi dernier dans les locaux d’AfricaRice à Godomey Togoudo sur l’utilisation des ressources génétiques au Bénin et au Madagascar. Le projet vise à mettre en synergie le Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages issus de l’utilisation des ressources génétiques ; et du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.

 

La gestion durable de la biodiversité préoccupe le Bénin et le Madagascar. Pour avoir ratifié le Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages issus de l’utilisation des ressources génétiques, et le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, les deux pays se battent pour la mise en œuvre de ces deux instruments internationaux. C’est fort de cela que le Bénin en partenariat avec le Madagascar a lancé le projet de mise en œuvre en synergie du Protocole de Nagoya et du Traité concerné. « Le but visé par l’accès et le partage équitable des avantages de l’utilisation des ressources génétiques du Protocole et Traité est de donner aux deux pays, le moyen de commercialiser ou d’échanger de façon profitable les ressources génétiques afin de contribuer à la sécurité alimentaire, à la réduction de la pauvreté », à fait savoir le Directeur de cabinet du Ministre en charge de l’environnement. Il s’agit aussi pour les pays partie de créer une incitation économique pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. Pour le représentant du Ministre de l’environnement, le protocole de Nagoya constitue un grand pas dans la gouvernance internationale de la biodiversité. Il pense que les législations doivent mettre en place des conditions contraignantes pour le respect scrupuleux des principes fondamentaux et veiller au respect des communautés locales garantes et détentrices des savoirs sur les ressources biologiques. Et s’agissant des communautés à la base, Raymond Sognon Vodouhè, Coordonnateur de bioversity international pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, a dit que les communautés à la base sont détentrices des ressources. Et quand il n’avait pas ces accords, les ressources étaient libres, on peut aller les collecter et repartir. Avec ces accords, les bénéfices que génèrent les ressources doivent repartir aux communautés à la base sous diverses formes.

Faisant la nuance entre le Protocole de Nagoya et le Traité, le Coordonnateur a expliqué que le Traité a un organe directeur au niveau international qui aide les pays en cas de conflit à défendre leurs intérêts. Le Protocole permet au pays de pouvoir mettre en place un instrument suffisamment fort qui lui permet de défendre directement ses intérêts. Ces deux aspects sont visés pour l’instrument qui sera mis en place au niveau national. Kakpo Théophile, Directeur général des forêts et des ressources naturelles a rassuré de la disponibilité des administrations concernées à accompagner les acteurs pour que les objectifs du projet soient atteints.

Fier de constater le lancement du projet, le Directeur de cabinet a exprimé ses gratitudes à l’endroit de Darwin Initiative pour le financement du projet, à Bioversity International et à la FAO pour leurs divers appuis.

Par Patrice SOGLO  

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