Semaine scientifique d’AfricaRice: 28 pays se concertent pour accroître la production rizicole en Afrique

La semaine scientifique d’AfricaRice a démarré le lundi dernier au siège temporaire de l’institution à Abomey-Calavi. Plus de 200 participants venus de 28 pays, pendant 5 jours vont réfléchir et partager les expériences pour un meilleur avenir de la production rizicole en Afrique.

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Renforcer l’opérationnalisation des équipes des pôles de développement du secteur rizicole dans chacun des 25 pays membres à travers des communautés de pratique et d’autres mécanismes d’appui. C’est l’un des objectifs de la semaine scientifique sur le riz qui a démarré le lundi dernier sur le site d’AfricaRice à Calavi. La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence du nouveau Directeur entrant d’AfricaRice, les interventions des différentes personnalités ont permis de comprendre que cette semaine scientifique va beaucoup apporter au développement de la production rizicole en Afrique. « Cette semaine scientifique va aborder les questions des pôles de développement de chacun des pays. C’est l’occasion pour échanger les expériences en recherches rizicoles pour accroître la productivité et la compétitivité du riz », a dit Nestor A. Adjovi, représentant le Directeur de Inrab. La rencontre, a ajouté Adama Traoré, Directeur général par intérim d’AfricaRice, va aussi permettre de mieux réfléchir sur l’avenir de la recherche rizicole.

Rencontré après la cérémonie d’ouverture des travaux du séminaire, Amadou Moustapha BEYE, représentant régional d’AfricaRice en Côte d’Ivoire pense que la population augmente, et il faut produire beaucoup plus, multiplier les productions au moins par deux pour la nourrir. Même si des efforts sont faits, Tiémoko YO, le représentant de la FAO au Bénin pense qu’il faut continuer à travailler. Montrant les progrès réalisés, il a confié que « les taux de croissance en matière de production de riz ces dernières années sont beaucoup plus élevés qu’auparavant. Et ce qui est encore plus positif, c’est que cette augmentation est une amélioration due à la productivité. C’est-à-dire le rendement par hectare a énormément augmenté. Ce qui veut dire que les producteurs de riz adoptent de plus en plus de nouvelles techniques ». A l’en croire, il faut aller de l’avant. Selon lui, AfricaRice dispose de technologies de très grandes qualités qu’il faut continuer à mettre à la disposition des producteurs. C’est fort de cela que la FAO a noué un partenariat avec AfricaRice pour porter chez le producteur toutes les technologies.

Pendant la journée du lundi dernier, les participants ont travaillé entre autres sur les plateformes d’innovation. Les travaux du séminaire vont se poursuivre et prendront fin le vendredi 13 février 2015.

Partage d’expériences

Au cours de la deuxième journée, les participants se sont constitués en atelier pour se partager les expériences. La répartition a été faite selon le domaine d’intervention. Ainsi, les groupes d’action se sont constitués. Il y a eu le groupe d’action agronomie, le groupe d’action mécanisation, le groupe d’action genre, le groupe d’action sélection, pour ne citer que ceux-là. Le Dr Moussé Sié, sélectionneur principal d’AfricaRice, coordonnateur du groupe d’action sélection a confié que les échanges dans son atelier ont porté sur ce que chacun a fait l’année écoulée en matière d’amélioration variétale du riz. Et cela a permis aux membres de son groupe de comprendre qu’il y a des variétés qui donnent jusqu’à 10 tonnes à l’hectare. Les techniques et les moyens d’y parvenir ont été exposés. C’est l’un des résultats concrets, s’est réjouit le Dr Sié. La préoccupation des participants est de savoir comment faire parvenir ces variétés aux paysans.

Dans les pays, il y a des partenaires qui interviennent. Les débats ont aussi porté sur comment avoir un plan stratégique d’amélioration de la riziculture dans chaque pays, pour bénéficier davantage des actions des partenaires. Car, a-t-il ajouté, le réseau des sélectionneurs couvre 30 pays et les partenaires qui interviennent participent à la semaine scientifique.

De même, dans les autres groupes d’action, chaque pays a présenté le fonctionnement de ses activités dans son domaine d’intervention. Les échanges ont permis à chacun de tirer des leçons de ce qui ce fait ailleurs, pour corriger ses pratiques rizicoles.

Par Patrice SOGLO  

 

 

 

 

 

 

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