Production de céréales adaptées aux variations climatiques: Les nouvelles méthodes de culture de riz et maïs

Les perturbations de climat jouent sur la production des céréales en l’occurrence le riz et le maïs. Les chercheurs, de concert avec les producteurs ont mis au point de nouvelles variétés de riz et de maïs pour contourner les difficultés liées au climat.

Champ maïs

« Les changements de climat font qu’on observe de décalages concernant le démarrage des pluies. Elles commencent plus tôt ou plus tard. Ce qui joue sur les activités de production de riz et de maïs ». Ces explications de Fiodendji Komlan Assise, producteur de maïs et de riz à Grand-Popo, donne une idée des problèmes que le changement du climat pose aux paysans. Ce producteur expérimenté est au contact de la réalité chaque fois qu’il cultive le riz ou le maïs. Au regard des décalages de pluies lors des saisons, les chercheurs ont travaillé sur les variétés existantes pour offrir aux paysans, de nouvelles variétés de riz et maïs, qui sont de cycles courts. Les expériences réalisées ont permis de trouver la période convenable pour le démarrage des campagnes agricoles.

Décalage dans le démarrage de la campagne rizicole

Nous sommes à Dodjonoukoin dans la commune de Grand-Popo. A 500 mètres environ de la voie inter-Etat Cotonou-Lomé, est aménagé un espace clôturé et peint en jaune. A l’entrée, un panneau indique que c’est une mini-rizerie. Les aboiements d’un chien accueillent tout visiteur qui franchit le portail. Dans l’enceinte de la rizerie, se dressent un grand magasin et un atelier de transformation de riz. Dans l’atelier est installé une décortiqueuse et des sacs de semences de riz qui attendent d’être répartis à la demande des producteurs, dès qu’elle sera certifiée par l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa). « A l’approche de la campagne, je vais utiliser une partie de la semence et vendre le reste aux autres producteurs », a confié Fiodendji. « La campagne rizicole démarre souvent en mai ou juin. Tenant compte des perturbations de pluies, nous avons revu le calendrier. Nous commençons déjà les activités début mars ou fin avril. Ce qui nous permet de récolter fin juillet et début août », a affirmé Fiodendji Komlan Assise.

Les chercheurs ont mis au point des variétés de cycles courts. Il y a les variétés Nérica. Ce sont des variétés de 3 mois qualifiées de cycle court. Il y a par exemple le Nérica L20 qui s’adapte bien au climat, se réjouit M. Fiodendji.

A un kilomètre environ de la rizerie, se trouve plusieurs hectares de bas-fonds. C’est là que Fiodendji cultive le riz. On y trouve encore des traces de récoltes et par endroit des bottes de riz. Quelques oiseaux fouillent les paillasses abandonnés à la recherche de grains de riz. On comprend que c’est la période de soudure dans ce champ de riz, et le paysan attend le moment opportun pour véritablement démarrer les activités de la prochaine campagne rizicole.

Concernant la mise au point de nouvelles variétés, le centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) est toujours à l’œuvre. Selon des informations recueillies à AfricaRice, ce centre opte pour la réduction de la pauvreté et l’atteinte de la sécurité alimentaire en Afrique par des activités de recherche, de développement et partenariat visant à améliorer la productivité et la rentabilité du secteur rizicole tout en veillant à la durabilité du milieu de production. Dans ce cadre, un programme de diversité génétique et amélioration couvre le domaine depuis le gène jusqu’à la plante. Cela vise à renforcer la diversité génétique et à développer des lignes améliorées de riz adaptés aux stress climatiques. « Il y a des variétés qui résistent à la sécheresse en changeant leur cycle ou en bloquant leur croissance et les développer quand la sécheresse passe. C’est des transformations génétiques », renseigne le Dr Moussa Sié, sélectionneur principal d’AfricaRice, coordonnateur du réseau pour l’amélioration du riz en Afrique. A l’antipode de la sécheresse parlant des stress climatiques, il y a les inondations. Les chercheurs ont également mis au point des variétés qui s’adaptent à cette circonstance. « Nous avons aussi des variétés qui résistent aux inondations. Il y a des variétés qui peuvent rester un mois sous l’eau sans être dérangées. On a découvert des gènes qui sont dans ces variétés que nous avons transférés dans les variétés populaires pour renforcer leur résistance aux inondations. Il y a beaucoup de Nérica de bas-fond dans lesquels nous introduisons ces gènes », ajoute le Dr Moussa Sié. Il explique que les variétés sub1 sont bien conseillées dans ce cas.

Ces variétés issues des fruits de recherches sont gardées dans les locaux de la banque de gènes d’AfricaRice, à Abomey-Calavi. Il y a une conservation à long terme des grains. Les échantillons collectés sont conservés à -18°C. A cette température, les grains peuvent garder les mêmes caractéristiques pendant 50 ans.

Collaboration entre producteurs de riz et chercheurs

Fiodendji, cultive le riz parfumé long grain. A l’en croire, c’est le riz parfumé IR 841 qui domine. Mais il dit qu’il y a un vrai problème de souche. Car il pense qu’il y a un mélange variétal. Moussa Sié, Sélectionneur principal à AfricaRice rejette cette assertion et clarifie que la variété est un problème de semence. « Dans les critères de certification des semences, il y a ce que nous appelons la pureté variétale et la pureté spécifique. Il y a un certain nombre qui ne doit pas être autorisé. Si vous prenez les semences de prébase, il y a au plus 1 pour 1000 de grain étranger. Si c’est respecter, vous ne pouvez pas avoir de problème de mélanges à la fin ».

Sié conseille aux producteurs d’utiliser des semences améliorées. Ainsi, ils n’auront plus de problème parlant de perte de parfum et de mélanges de variétés. Il leur demande aussi de s’orienter sur les itinéraires techniques mis au point par les centres de recherche en collaboration avec AfricaRice suivant l’écologie (riz pluvial, riz bas-fond, riz irrigué).

Le maïs de cycle court

« Le maïs de cycle court nous permet de produire rapidement compte tenu de notre climat et la rareté de la pluie », a confié Franck Gondji, producteur de maïs à Akodéha, un arrondissement de la commune de Comé. Celui-ci montre du doigt un champ de maïs qui dit-il, a un cycle long de 90 jours. La verdure de ce champ de semence qui s’étend sur dix hectares, annonce une bonne récolte. Quelques oiseaux dévastateurs survolent le champ, mais un dispositif est mis en place pour les dérouter. « Pour les saisons prochaines, j’ai demandé le maïs de 75 jours », a-t-il précisé.

Parlant des cycles, Fiodendji Komlan Assise, ajoute qu’il y a aussi de maïs de 60 jours. Mais c’est le goût du consommateur qui guide le producteur. Ce qui fait qu’il opte pour le cycle de 75 jours dont le maïs est plus recherché par les consommateurs.

Au sujet des variétés de maïs, Yacouba Bouraïma, Coordonnateur du Projet de développement de la filière semences, un projet d’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation (Fao), pour la production de maïs au Bénin, lève un coin de voile sur les variétés. Il a dit que sept variétés sont régulièrement et fréquemment utilisées selon une carte de répartition variétale nationale bien appliquée en tenant compte des aptitudes climatiques du pays. Il s’agit entre autres des variétés améliorées 2000 Syn EE (75 jours), DMR-ESR W (90 jours), FAABA/QPM (105 jours). Il faut donc comprendre que ce sont les manifestations climatiques qui guident le choix de la variété à cultiver.

Par Patrice SOGLO       

Article réalisé avec le soutien de IPDC/UNESCO

 

 

 

 

Fin de la semaine scientifique d’AfricaRice: Un nouveau départ pour améliorer la production rizicole

La semaine scientifique d’AfricaRice a pris fin vendredi dernier. Pendant cinq jours, les participants se sont partagés les expériences et ont fixé les défis à relever pour diminuer considérablement l’importation du riz en Afrique.

Adama Traoré, DG par intérim de AfricaRice

Producteurs et chercheurs doivent continuer à travailler pour accroître les rendements des productions rizicoles. Cela va permettre à l’Afrique de parvenir à produire suffisamment du riz. Si les paysans ont besoin de technologies pour atteindre cet objectif, les échanges lors de la semaine scientifique ont prouvé que les chercheurs sont eux aussi prêts à leur apporter ceux dont ils ont besoin. Les responsables des institutions dans leur intervention ont manifesté leur volonté à accompagner le processus. « Nous sommes très satisfaits. En 2014, nous avons montré l’importance que l’Afrique accorde à l’agriculture. L’année 2015 va être l’année où nous allons exécuter plus ou moins de la même manière nos activités. Mais déjà à partir de 2016, nous seront dans la phase de réflexion sur les prochains programmes de cinq ans du consortium qui définiront l’ambition des quinze (15) centres internationaux de recherches pour contribuer mondialement à diminuer l’impact de l’insécurité alimentaire », a dit Adama Traoré, Directeur par intérim d’AfricaRice.

Pour avoir dirigé le groupe d’action sélection pendant la semaine, le Dr Moussa Sié, sélectionneur principal d’AfricaRice, s’est dit satisfait de ce qui se fait sur le terrain. « Ce qui est intéressant est qu’on a de bonnes performances de variétés, et il y en a qui font plus dix tonnes à l’hectare. Des questions ont été posées sur comment faire pour que ces variétés parviennent aux paysans. Voilà un des résultats concrets ». Pour le Dr Amadou Moustapha Béye, Représentant AfricaRice en Côte d’Ivoire, « il faut qu’un apport consistant soit fait à la mécanisation. C’est un des points faibles en Afrique. La mécanisation permet de faire les ouvertures de parcelle assez tôt, dès les premières pluies », cet appel vise certainement a suscité la volonté politique pour la mécanisation de l’agriculture en Afrique.

En général, les participants sont satisfaits de l’organisation de cette semaine scientifique qui leur a permis d’élargir leurs connaissances au profit de la production rizicole.

La question de financement était au cœur du projet Uemoa lancé dans la matinée du vendredi dernier. Pour le Directeur par intérim d’AfricaRice, les ressources ne se trouvent pas qu’au Nord. A travers ce projet, une institution sous régionale va bénéficier de l’appui d’organisation sous régionale, pour le développement de l’agriculture en Afrique.

Par Patrice SOGLO                        

 

 

 

 

 

 

Semaine scientifique d’AfricaRice: 28 pays se concertent pour accroître la production rizicole en Afrique

La semaine scientifique d’AfricaRice a démarré le lundi dernier au siège temporaire de l’institution à Abomey-Calavi. Plus de 200 participants venus de 28 pays, pendant 5 jours vont réfléchir et partager les expériences pour un meilleur avenir de la production rizicole en Afrique.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Renforcer l’opérationnalisation des équipes des pôles de développement du secteur rizicole dans chacun des 25 pays membres à travers des communautés de pratique et d’autres mécanismes d’appui. C’est l’un des objectifs de la semaine scientifique sur le riz qui a démarré le lundi dernier sur le site d’AfricaRice à Calavi. La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence du nouveau Directeur entrant d’AfricaRice, les interventions des différentes personnalités ont permis de comprendre que cette semaine scientifique va beaucoup apporter au développement de la production rizicole en Afrique. « Cette semaine scientifique va aborder les questions des pôles de développement de chacun des pays. C’est l’occasion pour échanger les expériences en recherches rizicoles pour accroître la productivité et la compétitivité du riz », a dit Nestor A. Adjovi, représentant le Directeur de Inrab. La rencontre, a ajouté Adama Traoré, Directeur général par intérim d’AfricaRice, va aussi permettre de mieux réfléchir sur l’avenir de la recherche rizicole.

Rencontré après la cérémonie d’ouverture des travaux du séminaire, Amadou Moustapha BEYE, représentant régional d’AfricaRice en Côte d’Ivoire pense que la population augmente, et il faut produire beaucoup plus, multiplier les productions au moins par deux pour la nourrir. Même si des efforts sont faits, Tiémoko YO, le représentant de la FAO au Bénin pense qu’il faut continuer à travailler. Montrant les progrès réalisés, il a confié que « les taux de croissance en matière de production de riz ces dernières années sont beaucoup plus élevés qu’auparavant. Et ce qui est encore plus positif, c’est que cette augmentation est une amélioration due à la productivité. C’est-à-dire le rendement par hectare a énormément augmenté. Ce qui veut dire que les producteurs de riz adoptent de plus en plus de nouvelles techniques ». A l’en croire, il faut aller de l’avant. Selon lui, AfricaRice dispose de technologies de très grandes qualités qu’il faut continuer à mettre à la disposition des producteurs. C’est fort de cela que la FAO a noué un partenariat avec AfricaRice pour porter chez le producteur toutes les technologies.

Pendant la journée du lundi dernier, les participants ont travaillé entre autres sur les plateformes d’innovation. Les travaux du séminaire vont se poursuivre et prendront fin le vendredi 13 février 2015.

Partage d’expériences

Au cours de la deuxième journée, les participants se sont constitués en atelier pour se partager les expériences. La répartition a été faite selon le domaine d’intervention. Ainsi, les groupes d’action se sont constitués. Il y a eu le groupe d’action agronomie, le groupe d’action mécanisation, le groupe d’action genre, le groupe d’action sélection, pour ne citer que ceux-là. Le Dr Moussé Sié, sélectionneur principal d’AfricaRice, coordonnateur du groupe d’action sélection a confié que les échanges dans son atelier ont porté sur ce que chacun a fait l’année écoulée en matière d’amélioration variétale du riz. Et cela a permis aux membres de son groupe de comprendre qu’il y a des variétés qui donnent jusqu’à 10 tonnes à l’hectare. Les techniques et les moyens d’y parvenir ont été exposés. C’est l’un des résultats concrets, s’est réjouit le Dr Sié. La préoccupation des participants est de savoir comment faire parvenir ces variétés aux paysans.

Dans les pays, il y a des partenaires qui interviennent. Les débats ont aussi porté sur comment avoir un plan stratégique d’amélioration de la riziculture dans chaque pays, pour bénéficier davantage des actions des partenaires. Car, a-t-il ajouté, le réseau des sélectionneurs couvre 30 pays et les partenaires qui interviennent participent à la semaine scientifique.

De même, dans les autres groupes d’action, chaque pays a présenté le fonctionnement de ses activités dans son domaine d’intervention. Les échanges ont permis à chacun de tirer des leçons de ce qui ce fait ailleurs, pour corriger ses pratiques rizicoles.

Par Patrice SOGLO  

 

 

 

 

 

 

Semaine scientifique d’AfricaRice: 28 pays se concertent pour accroître la production rizicole en Afrique

La semaine scientifique d’AfricaRice a démarré le lundi dernier au siège temporaire de l’institution à Abomey-Calavi. Plus de 200 participants venus de 28 pays, pendant 5 jours vont réfléchir et partager les expériences pour un meilleur avenir de la production rizicole en Afrique. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Renforcer l’opérationnalisation des équipes des pôles de développement du secteur rizicole dans chacun des 25 pays membres à travers des communautés de pratique et d’autres mécanismes d’appui. C’est l’un des objectifs de la semaine scientifique sur le riz qui a démarré le lundi dernier sur le site d’AfricaRice à Calavi. La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence du nouveau Directeur entrant d’AfricaRice, les interventions des différentes personnalités ont permis de comprendre que cette semaine scientifique va beaucoup apporter au développement de la production rizicole en Afrique. « Cette semaine scientifique va aborder les questions des pôles de développement de chacun des pays. C’est l’occasion pour échanger les expériences en recherches rizicoles pour accroître la productivité et la compétitivité du riz », a dit Nestor A. Adjovi, représentant le Directeur de Inrab. La rencontre, a ajouté Adama Traoré, Directeur général par intérim d’AfricaRice, va aussi permettre de mieux réfléchir sur l’avenir de la recherche rizicole. Rencontré après la cérémonie d’ouverture des travaux du séminaire, Amadou Moustapha BEYE, représentant régional d’AfricaRice en Côte d’Ivoire pense que la population augmente, et il faut produire beaucoup plus, multiplier les productions au moins par deux pour la nourrir. Même si des efforts sont faits, Tiémoko YO, le représentant de la FAO au Bénin pense qu’il faut continuer à travailler. Montrant les progrès réalisés, il a confié que « les taux de croissance en matière de production de riz ces dernières années sont beaucoup plus élevés qu’auparavant. Et ce qui est encore plus positif, c’est que cette augmentation est une amélioration due à la productivité. C’est-à-dire le rendement par hectare a énormément augmenté. Ce qui veut dire que les producteurs de riz adoptent de plus en plus de nouvelles techniques ». A l’en croire, il faut aller de l’avant. Selon lui, AfricaRice dispose de technologies de très grandes qualités qu’il faut continuer à mettre à la disposition des producteurs. C’est fort de cela que la FAO a noué un partenariat avec AfricaRice pour porter chez le producteur toutes les technologies. Pendant la journée du lundi dernier, les participants ont travaillé entre autres sur les plateformes d’innovation. Les travaux du séminaire vont se poursuivre et prendront fin le vendredi 13 février 2015.  

Partage d’expériences

Au cours de la deuxième journée, les participants se sont constitués en atelier pour se partager les expériences. La répartition a été faite selon le domaine d’intervention. Ainsi, les groupes d’action se sont constitués. Il y a eu le groupe d’action agronomie, le groupe d’action mécanisation, le groupe d’action genre, le groupe d’action sélection, pour ne citer que ceux-là. Le Dr Moussé Sié, sélectionneur principal d’AfricaRice, coordonnateur du groupe d’action sélection a confié que les échanges dans son atelier ont porté sur ce que chacun a fait l’année écoulée en matière d’amélioration variétale du riz. Et cela a permis aux membres de son groupe de comprendre qu’il y a des variétés qui donnent jusqu’à 10 tonnes à l’hectare. Les techniques et les moyens d’y parvenir ont été exposés. C’est l’un des résultats concrets, s’est réjouit le Dr Sié. La préoccupation des participants est de savoir comment faire parvenir ces variétés aux paysans. Dans les pays, il y a des partenaires qui interviennent. Les débats ont aussi porté sur comment avoir un plan stratégique d’amélioration de la riziculture dans chaque pays, pour bénéficier davantage des actions des partenaires. Car, a-t-il ajouté, le réseau des sélectionneurs couvre 30 pays et les partenaires qui interviennent participent à la semaine scientifique. De même, dans les autres groupes d’action, chaque pays a présenté le fonctionnement de ses activités dans son domaine d’intervention. Les échanges ont permis à chacun de tirer des leçons de ce qui ce fait ailleurs, pour corriger ses pratiques rizicoles. Par Patrice SOGLO