Pour la sécurité la sécurité alimentaire: L’Iita aux trousses des bio-agresseurs

Les cultures dans les champs sont attaquées par des insectes et autres organistes vivants, provoquant la diminution des rendements. A la place des insecticides qui ne sont pas sans conséquences sur la santé, l’Institut international d’agriculture tropicale (Iita), utilise des agents de lutte biologique pour lutter contre les insectes qui détruisent les cultures dans les champs. Le Dr Gislain Tépa-Yotto, assistant de recherche à l’Iita-Bénin a exposé quelques-unes des recherches faites dans ce sens pour la sauvegarde des cultures, en vue d’avoir de bon rendement.

Journalistes bio

C’était face aux journalistes dans les locaux de AfricaRice, le mardi 11 novembre 2014 à travers le thème  » impacts des changements climatiques sur les bio-agresseurs des cultures en Afrique de l’Ouest: contributions de l’Iita ». Pendant son exposé, il a montré que les recherches ont permis d’avoir d’autres insectes appelés agents de lutte biologiques. Ces derniers sont introduits dans les champs et tuent les bio-agresseurs qui sont les insectes qui dérangent les cultures. Le principe est simple a-t-il déclaré. Les agents de lutte biologique pour vivre se nourrissent des bio-agresseurs et permettent aux cultures de suivre leur cours normal. Les variations climatiques liées aux changements climatiques font que les bio-agresseurs, à la recherche de température qui les convient, se déplacent facilement d’un milieu à un autre. Dans ce cas, les chercheurs introduisent dans le nouveau milieu les agents de lutte biologique pour contrer leur progression. Ce mode de lutte permet aux producteurs d’améliorer les rendements sur les superficies emblavées sans se tracasser. C’était le cas il y a quelques mois à Zinvié, dans la commune d’Abomey-Calavi. Le Dr Tamo, chercheur à l’Iita-Bénin a introduit dans un champ à Zinvié, de micro organismes pour lutter contre la cochenille de papaye qui dévastait un champ de papaye. Cette opération a soulagé le producteur qui a déclaré avoir retrouvé de l’espoir suite à cette intervention de l’Institut international d’agriculture tropicale.
Par Patrice SOGLO

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