Criminalité faunique : Un trafiquant d’animaux sauvages arrêté à Cotonou

Le sieur Donatien N., trafiquant d’espèces fauniques a été appréhendé dans la journée de ce lundi 20 octobre, à Cotonou, en flagrant délit avec trois tortues d’eau douce, un crocodile et un python royal. Des espèces intégralement protégées par la loi faunique au Bénin. Ceci grâce à la vigilance des éléments de la police judiciaire lors d’une patrouille. Le présumé trafiquant a affirmé qu’il a l’habitude de commercialiser ces espèces aux acheteurs et consommateurs chinois. Il a été conduit à la direction centrale de la police judiciaire pour être entendu.

Crocodile

Il faut rappeler que les tortues, le crocodile et le python royal saisis par la police judiciaire font partie des espèces intégralement et partiellement protégées par la convention sur les espèces animales et végétales menacées d’extinction (Cites) dont le Bénin fait parti et la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant Régime de la Faune en République du Bénin et son décret d’application. Le prévenu en cours donc une peine d’emprisonnement allant de 6 mois à 5 ans et /ou une amende allant de cinquante mille à un million de francs Cfa selon les articles 153 et 154 de la loi portant régime de la faune en République du Bénin. Toute fois d’après l’article 149 de la même loi, les poursuites relatives aux infractions peuvent être arrêtées moyennant l’acceptation et le règlement par le délinquant d’une transaction dument proposée par le responsable de l’administration chargée de la faune. Mais pour éviter toutes formes de corruption et pour une meilleure conservation de la faune sauvage de notre pays, il serait recommandé de passer à la répression.

 

 

Lutte contre la criminalité faunique au Bénin: des braconniers condamnés à 3 ans d’emprisonnement

La justice joue sa partition pour la survie des éléphants et autres animaux sauvages protégés par les conventions que le Bénin a signées. Le mardi 7 octobre 2014, le tribunal de Natitingou, dans le nord du Bénin, a condamné des braconniers à 3 ans d’emprisonnement ferme avec un payement de 500.000 FCFA d’amende chacun. Il s’agit de T. Valentin, un employé du parc Pendjari. Sur cette liste des condamnés on retrouve aussi les sieurs B. Lény, Bindja S., Iditi S. et Yonly D. Deux autres sont acquittés pour défaut de preuve, il s’agit de Wombo Boudjali et Yombo Jonathan. Pour ceux qui sont privés de liberté, on leur reproche la chasse illégale avec abattage des éléphants dans le parc national de la Pendjari et le commerce illicite d’ivoire.

IvoireTanguieta

Il y a quelques semaines, ils ont été arrêtés. Après plusieurs reports, le verdict est tombé, et ils doivent payer pour l’acte qu’ils ont posé. Sachant que le braconnage et le commerce illicite de l’ivoire dépeuplent les parcs nationaux, cette condamnation rassure les partenaires qui financent la protection des parcs et témoigne de la volonté des autorités à divers niveaux à œuvrer pour la protection des animaux dans les parcs. Dans le même temps, elles doivent accentuer la lutte pour assurer la conservation des espèces menacées. Il faut saluer les efforts du Programme d’appui à l’application des lois sur la flore et la faune au Bénin pour sa veille permanente.
Par Patrice SOGLO