Collecte et analyse des données pour la production rizicole: AfricaRice ouille ses groupes d’action

AfricaRice multiplie ses actions pour la sécurité alimentaire en Afrique. Ce faisant, il travaille avec les pôles de développement et les groupes d’action pour l’amélioration de la production rizicole. Etant dans cette logique, un atelier de formation a réuni plusieurs pays d’Afrique dans les locaux de AfricaRice, au sud du Bénin dans la commune d’Abomey-Calavi. Du 21 au 29 août 2014, les participants vont être ouillés sur plusieurs techniques.

AfricaRice participants

S’assurer que les membres des groupes d’action sont en mesure de concevoir leur questionnaire et de collecter des données avec l’application Mlax, d’analyse des données avec stata, de concevoir et de conduire les études d’évaluation d’impact. Pour le faire, selon le Dr Marcos Wopereis, Directeur général adjoint de AfricaRice, les capacités des participants doit être améliorées dans trois domaines. Il s’agit de l’utilisation de l’outil Mlax pour la collecte des données, l’utilisation de Stata pour l’analyse des données et l’évaluation d’impact en utilisant les nouvelles méthodologies de contrefactuel. C’est l’objectif de l’atelier de formation qu’a accueilli AfricaRice du jeudi 21 au vendredi 29 août 2014 sur son site à Togoudo, dans la commune d’Abomey-Calavi, au Sud du Bénin. La rencontre a pour thème « l’automatisation de la collecte et l’analyse des données et l’évaluation d’impact ». A l’issue de l’atelier, les groupes d’action seront mieux outillés et par conséquent, la production rizicole améliorée. Ce qui sans doute va freiner l’importation du riz. Car aux dires de Dr Marcos Wopereis à l’ouverture des travaux, « chaque année, le continent africain importe un tiers du riz disponible sur le marché mondial, ce qui coûte environ 5 milliards de dollars US. C’est une situation très risquée, couteuse qui peut conduire à l’insécurité alimentaire ». Inverser cette tendance revient à relever le défi auquel est confronté le secteur rizicole Africain. Ce défi consiste à l’amélioration du rendement de la production, de la transformation et de la commercialisation pour répondre à la demande croissante de riz qui devient de plus en plus un aliment de base préféré, a souligné le Dr Marcos Wopereis.

Au cours de sa communication dont le thème est « cadre d’évaluation des activités dans les pôles », le Dr Aliou Diagne, Chef programme de politique, systèmes d’innovation et évaluation d’impact à AfricaRice, a fait des rappels importants aux participants. Il leur a montré que leur intervention devrait permettre de créer des opportunités de marché pour les petits agriculteurs du riz produits localement et des produits dérivés. Il a aussi échangé avec les participants venus entre autres de la Mauritanie, du Sénégal, du Gabon, du Togo, du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Bénin, sur la sélection et la production des semences de qualité, et évaluation des pertes post-récolte. D’autres thèmes sont développés avec l’utilisation des méthodes de collecte de données assistées par ordinateurs toujours pour améliorer davantage le rendement issu de la production rizicole.

Par Patrice SOGLO                               

 

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