Parc national de la Pendjari : Des hippopotames retrouvés morts

Hippopotames morts

Le parc national de la Pendjari se vide de sa faune. Après le massacre des éléphants pour alimenter le commerce d’ivoire, les braconniers attaquent les hippopotames pour des besoins de viande. 16 hippopotames sont retrouvés morts dans le parc et abandonnés pour la plupart dans des marres d’eau. Certaines personnes isolent l’hypothèse de massacre et évoquent des cas d’intoxication. D’autres soutiennent le massacre et confient que les braconniers font exploser de dynamites pour tuer les animaux. De toutes les façons, il se pose un problème de sécurité des animaux dans le parc national de la Pendjari. Si des éléphants sont retrouvés morts avec des traces de projectiles d’armes à feu sur leurs cadavres, et que dans le même temps, des hippopotames sont sans vie, en état de dégradation avancée, cela devrait faire réfléchir les responsables de ce parc qui attire des touristes. Si on admettait que c’est une intoxication des hippopotames, on pourrait alors attendre des clarifications des responsables du parc pour éclairer l’opinion publique sur ce qui s’est passé. L’Ong Nature tropicale à sa descente dans le parc s’est indignée du fait que les cadavres des animaux ne sont pas enlevés des marres avant toute enquête sur la mort massive des hippopotames. Il faut rappeler qu’après la mort des animaux, ils sont abandonnés dans l’eau. On se demande si c’est une forme de visite offerte aux visiteurs du parc. L’eau dans laquelle est abandonnée les cadavres des animaux, alimente à des kilomètres plus tard, les populations riveraines.

Il faut que les gestionnaires de ce parc changent de fusil d’épaule non seulement pour la sécurité des animaux, mais aussi pour offrir de spectacles plaisants aux touristes.

Par Patrice SOGLO

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Reboisement : La contribution des forêts à la protection de l’environnement

Les forêts au Bénin subissent des pressions anthropiques. Or, de part leur protection, elles contribuent à la protection de l’environnement.

L’homme tire d’énormes avantages de la protection des forêts. Mais les activités lucratives motivent leur destruction sans que les acteurs ne pensent pas souvent à de nouvelles politiques de reboisement. Lors d’une sensibilisation sur le reboisement et la protection des forêts, Joséa Dossou-Bodjènou, Directeur de l’Ong Nature tropicale, face aux personnes physiques et morales, intervenant dans les domaines de reboisement et de protection de l’environnement à levé le voile sur les avantages que tirent les hommes à partir de la protection des forêts. Dans ses propos, il a confié à ses interlocuteurs que grâce leur racines, les forêts, participent à la conservation des sols, à la lutte contre les avalanches et aux glissements de terrain, à la stabilisation des dunes de sables et à la protection des zones de littoral.

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Lieu de stockage

Les forêts sont des lieux de stockage de carbone. Elles constituent un important puits de carbone et contribuent aux échanges de carbone entre végétation, le sol et l’atmosphère. C’est des faits qui paraissent banals, mais qui sont utiles à la subsistance de l’homme. Car, le carbone trouve des lieux de refuge en échanges de l’dioxygène pour les êtres vivants. Recherchant cet équilibre entre le carbone et le dioxygène, il y a des une gestion durable des forêts, ce qui est important pour la lutte contre les changements climatiques. Sachant que le gaz à effet de serre, sont responsable du réchauffement climatique, il est possible d’influencer le climat par une bonne gestion des forêts. Sur la biodiversité, la forêt est un lieu d’habitat pour faune et flore. De ces forêts sont récoltées des plantes médicinales. Chaque fois qu’une forêt est détruite, l’environnement en souffre. L’érosion s’accentue et le climat est modifié. Le déboisement entraîne aussi des inondations souvent catastrophiques et meurtrières puisque l’eau n’est plus freinée par les plantes.

Les menaces que subissent les forêts a contraint Blaise Ahanhanzo Glèlè de faire une tournée de sensibilisation pour de nouveau sensibiliser les populations sur la nécessité d’entretenir les forêts. Il n’a pas caché sa volonté de sanctionner s’il le faut pour protéger la nature.

10 millions d’âmes, 10 millions  d’arbres

Le gouvernement au-delà des actions de sensibilisation a pris l’initiative de motiver les populations aux actions de reboisement. En témoigne le projet 9 millions d’arbres, 9 millions d’âmes. C’est l’occasion pour les Béninois de prouver leur sens de patriotisme en contribuant à la réussite de ce projet. Et puisque le dernier recensement annonce que la population béninoise envoisine les 10 millions, on peut bien espérer 10 millions d’arbres pour 10 millions d’âmes. Ce geste louable envers la nature, le gouvernement le programme sauf erreur sur cinq ans. Cela parait ambitieux. Mais en réalité, c’est au bout de plusieurs années qu’un bilan peut être fait pour réellement savoir, ce que ce projet de reboisement apporte à l’environnement béninois. Pendant 5 ans, chaque citoyen à le projet à l’esprit et entretien l’arbre qu’il a planté.

Par Patrice SOGLO

Menaces sur la faune dans les parcs : Les Ongs dénoncent et appellent à une meilleure gestion

Le Collectif d’Ongs, de scientifiques et de personnes ressources œuvrant pour la connaissance, la conservation de la biodiversité, la promotion, la protection des espèces et écosystèmes menacés, la valorisation des connaissances traditionnelles et la gestion rationnelle et durable des ressources génétiques, a donné hier point de presse à la maison de la société civile. Ce collectif n’approuve pas la gestion qui est faite des ressources naturelles. Partant deux films documentaires sur la déforestation et la situation dans le parc national de la Pendjari, Joséa Dossou-Bojrenou, Directeur de l’Ong Nature Tropicale et membre du collectif des Ongs a montré que la déforestation prend une allure inquiétante au Bénin. Dans ses explications, il a surtout évoqué les cas des communes de Kérou, de Kouandé et de Péhunco. Sur le parc national de la Pendjari, le documentaire a montré les carcasses d’hippopotames et d’éléphants dans cette réserve de faune. Ce qui n’est pas du goût de ces Ongs qui œuvrent pour la préservation des ressources naturelles. Les orateurs demandent aux autorités compétentes de prendre leur responsabilité avant qu’il ne soit tard.

Prenant la parole à la suite du Directeur de Nature Tropicale Ong, Maximin Kouacou Djondo, a insisté sur la gestion qui doit être faite des parcs et des forêts pour la préservation des ressources naturelles. Dans ces propos, Kora-Zaki Zinatou membre du collectif a donné des témoignages sur la déforestation avancée constatée dans le septentrion. Elle a confié que dans ces actions pour arrêter la saignée, elle a s’est retrouvée à un moment donné derrière les barreaux alors que la constitution lui donne le droit de préserver la nature. Elle appelle aussi à une prise de conscience et à une meilleure gestion des ressources naturelles.

Des témoignages des guides, on retient que les braconniers reconvertis pour protéger les animaux désertent parfois les lieux pour des problèmes de salaires. A les en croire, outre les éléphants et les hippopotames, d’autres animaux sauvages sont menacés dans les parcs.

Par Patrice SOGLO  

Euloge Ogouwalé sur les données du système d’alerte précoce : « Les populations seront alertées sur les physionomies hydro climatiques »

Euloge Ogouwalé est enseignant à au département de géographie et d’aménagement du territoire, à l’université d’Abomey-Calavi. Il a participé aux débats ayant marqué le lancement du Système d’alerte précoce. Dans cet entretien, il parle de la fiabilité des données qui seront issues de ce nouveau système pour contourner les risques des inondations.

Il y a quelques jours vous aviez participé au lancement du projet du système d’alerte précoce (Sap). Parlant de la lutte contre les changements climatiques et les inondations précisément, qu’est ce que ce projet apporte de nouveau ?

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C’est une bonne initiative et je sais pour ma part que cela devrait aider dans un premier temps aider à avoir des informations et des données fiables pour permettre à notre pays le Bénin de mieux faire les prévisions afin de réduire les vulnérabilités de nos populations par rapport aux phénomènes extrêmes des changements climatiques. Quand on n’a pas de bonnes données, on ne peut pas faire de bonnes prévisions. On ne peut pas par conséquents développer de bonne stratégies pour pouvoir contourner les risques et réduire la vulnérabilité des composante humaines et économiques par rapport aux risques. Quand vous n’avez pas de données fiables, quand vous n’avez pas des informations chiffrées, c’est très difficile de parvenir à développer des stratégies efficientes pour résoudre les préoccupations des communautés pour faire en sorte que les crises climatiques n’affectent pas irréversiblement le développement. Sous ce regard, le projet Sap est bien bienvenu en ce qu’il permettra de disposer de nouvel appareillage qui permet de mesurer un certain nombre de paramètres hydro climatiques. Ce qui aiderait finalement à la constitution d’une base de données. Avec pour finalité de savoir comment est ce que les phénomènes géo climatiques avancent. Quelle est la dynamique interne que nous enregistrons au niveau de ces phénomènes extrêmes ? Dès que nous avons de bonnes données avec des appareils de nouvelles générations, les spécialistes de la climatologie, de l’hydro climatologie etc, vont pouvoir procéder à l’analyse de ces données pour tirer des leçons qui s’imposent et proposer aux décideurs, des mécanismes, des stratégies à développer pour contourner les contraintes, les difficultés qu’imposent les risques qui dégénèrent en catastrophes climatiques au Bénin.

Le paysan veut savoir par exemple des informations pour se rassurer que la superficie qu’il veut emblavée ne sera pas emporter par l’eau pendant la saison des pluies. Le Sap a-t-il les moyens de le rassurer ?

Lorsque la base de données historique va être reconstituée, je veux dire quand les données fiables vont être disponibles, les spécialistes vont pouvoir faire des prévisions pour alerter les populations sur les physionomies pluviométriques ou hydro climatiques qui vont caractériser les saisons au cours d’une année donnée. On peut par exemple dire aux populations de s’attendre à une montée des eaux à telle hauteur au regard des tendances historiques. Et par rapport à cela on peut leur dire de ne pas franchir telle ou telle limite sur les berges des cours d’eau pour les cultures. On aussi leur proposer de ne pas faire de développement agricole dans telle zone ou dans telle parcelle topographique. Il y a du chemin à faire pour parvenir à ces résultats. Mais ce n’est pas impossible. Les infrastructures sont en train d’être mise en place pour avoir les données pour pouvoir opérer et faire des analyses et de générer des informations souhaitée et les fournir aux populations pour qu’elles puissent prendre des décisions appropriées.

Parlant des changements climatiques, les phénomènes varient d’une année à une autre. Est ce que de cette façon, on peut avoir des données fiables pour faire les prévisions dont vous parlez ?

C’est bien possible et nous prenons les dispositions pour atteindre cet objectif. Il suffit que les appareils fonctionnent. Que les ressources humaines habileté à faire tournée ces différents appareils et faire les contrôles s’investissent correctement, que le suivi soit régulier et convenable, et nous allons pouvoir disposer des données. Ensuite, il faut que les différents experts soient formés pour qu’ils soient au parfum des nouvelles tendances, des nouvelles théories, des nouveaux mécanismes d’analyse de détection des signaux pour que les analyses à leur niveau aillent très rapidement pour permettre de faire des propositions concrètes. Il faut aussi faire de la communication. Car la question des risques climatiques peut être prise en charge au niveau de l’éducation. Chacun doit faire des questions liées aux risques climatiques, des questions essentielles. Les risques climatiques vont s’amplifier les années à venir, c’est urgent de se préparer maintenant. Demain serait trop tard.

Propos recueillis par Patrice SOGLO

 

Menace sur le tourisme dans le parc Pendjari : Des éléphants massacrés

Elephant

Plus d’une douzaine d’éléphants sont retrouvés morts dans le parc Pendjari. Ces animaux abattus avec des armes sophistiqués selon témoignages, sont abandonnées dans le parc sans les ivoires. Pour des intérêts liés au commerce d’ivoire, des lobbies sont mis en place pour mettre la vie des éléphants en danger. Le constat est en train d’être fait depuis plusieurs mois. Les guides ont fait ces découvertes étant avec les touristes en visite dans le parc. On s’interroge sur les impressions que ces touristes pourraient avoir du Bénin faisant ces découvertes. Nature tropicale Ong, ayant été informé est allée faire le constat. Cette Ong prend les dispositions pour changer sur le sujet avec les membres de son forum afin de savoir les dispositions à prendre. Les autorités burkinabaises sur ce même sujet de massacre des animaux dans le parc a interpelé les autorités béninoises. Mais le phénomène persiste. Il y a pourtant des projets qui travaillent pour le bien-être des animaux dans les parcs. Que font les responsables de ces projets pour qu’on assiste à ces genres de scènes ? Si rien n’est fait pour inverser la tendance, ce massacre des animaux ternit l’image du Bénin. Non seulement ce aspect, le danger qui plane sur ces animaux pourrait porter entorse aux activités de ceux qui vivent du tourisme. Car, les hôtels, les agences de voyages fonctionnent pour satisfaire les touristes. Mais s’ils viennent au Bénin, et constatent que les animaux qui attirent leur curiosité sont massacrés, ils pourraient ne plus choisir la même destination à d’autres occasions. Et c’est des pertes de devises pour le pays.

Face à ce drame, il faut que le Ministre en charge de la protection de la nature prenne ses responsabilités et interpelle les structures compétentes pour le bien-être des animaux. Il faut que ceux qui sont sensés protégés les animaux prennent conscience de la situation et joue leur rôle comme cela se doit. Dans le cas contraire, seul le Ministre concerné va endosser les responsabilités. Outre les éléphants, d’autres animaux dans le parc sont retrouvés morts.

Par Patrice SOGLO